Peter Handke, Par les villages, Gallimard, 1983
« Cherche la confrontation. […] Sois ébranlable. Montre tes yeux, entraîne les autres dans ce qui est profond, prends soin de l’espace et considère chacun dans son image. Ne décide qu’enthousiasmé. Echoue avec tranquillité. »

Se mettre en danger, facile à dire, difficile à faire ? Toutes prises de paroles publiques impliquent un potentiel danger, puisqu’elle implique de mettre s’exposer aux regards des autres. Mais le danger est un piège que l’on peut déjouer. Peut-on utiliser les mots comme des boucliers ? Comment prendre des risques sans tomber ? A suivre se questionne…

1/ Qu’est-ce que la phobie sociale ?

« D’après mon expérience, raconte Laurie Hawkes, psychologue et psychothérapeute, il existe trois genres de phobiques sociaux. Les plus nombreux sont ceux qui craignent avant tout le regard de l’autre, le jugement, la critique, et par extension, le rejet. Mais on trouve aussi certains sociophobes dont la peur est surtout celle de l’hostilité, de l’agressivité. Pour eux, le problème se situe moins dans le jugement qu’ils portent sur eux-mêmes que dans la vision qu’ils ont du monde et des autres. Enfin, il y a ceux qui redoutent l’intimité, le contact physique, le rapprochement. Ces derniers sont moins nombreux à basculer de façon intense dans la phobie, ils peuvent même interagir normalement, mais ne laisser personne pénétrer leur cercle intime. »


(https://www.psychologies.com/Moi/Problemes-psy/Anxiete-Phobies/Articles-et-Dossiers/Phobie-sociale-vivre-dans-la-peur-de-l-autre/4Surmonter-la-phobie-sociale)

La phobie sociale peut donc être considérée comme un handicap dans la vie professionnelle. Certains phobiques sociaux peuvent d’ailleurs développer leur phobie uniquement dans le monde professionnel, cela peut entraîner des failles au niveau personnel car il est difficile de se confronter à l’échec professionnel dans une société où le profit et la productivité sont partout mis en valeur.

2/ Le plan a échoué

« Échoué, le plan a échoué
Sachez que parfois l'ambiance peut changer
Les coups s'échangent et tu passes du calme au danger
Échoué, le plan a échoué
Tu peux passer du blanc au noir, du bien au mal
1, la soirée se passe ils jouent leur avenir à 2
En 2 minutes hop, ça devient la guerre de Troie »

Dans cette chanson l’échec est associé au mal, au danger et même à la guerre de Troie, contrairement à Peter Handke qui nous prescrit d’échouer avec tranquillité.

L'atychiphobie, ou la peur de l'échec, ou kakorraphiophobie est une peur persistante de l'échec. Une personne souffrant d'atychiphobie envisage si intensément la possibilité d'un échec qu'elle refuse de prendre le risque.
Dans la société du numérique, où tout est noté, où l’on distribue des étoiles au petit bonheur la chance, l’échec devient une tare.

Ne pourrait-on pas plutôt considérer l’échec comme un passage nécessaire de l’apprentissage ?

A RETENIR !

Il est parfois nécessaire de dépasser les préjugés que l’on a sur soi-même pour apprendre et se surprendre. C’est aux formateurs et aux formatrices de mettre l’apprenant sur un terrain de confiance. 

A vous de jouer et rendez-vous prochainement pour un nouvel article…

Angèle Arnaud

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